"Mariages" Jacques André Bertrand

Publié le par Aurelie

Mariages

Jacques André Bertrand

Éditions Julliard, 2010

 

 

Les mariages malheureux sont tellement plus amusants.

 

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/1/2/9782260017219.jpgMariages est un recueil d'histoires... de mariages. Des unions, malheureuses ou non, annulées, des disputes des infidélités...

 

 

C'est tout naturellement que j'ai lu ce roman après avoir tant apprécié Les Autres, c'est rien que des sales types. Mariages est dans la même veine, mais un peu moins piquant... malheureusement. La gravité sied peut-être mieux au sujet principal même si elle est teintée d'un humour discret.

 

Le mariage. Ce n'est plus trop à la mode (quoi que, on y revient). Beaucoup échouent de manière spectaculaire ou silencieuse. Beaucoup d'unions ne peuvent pas se concrétiser. D'autres évoluent tranquillement sans se poser de questions. L'auteur traite le sujet dans toute sa diversité et avec une belle délicatesse. On peut déjà le remercier pour ça, car je trouve que souvent, ce thème est maltraité dans la littérature contemporaine. Ha! Il n'y a rien de meilleur qu'une bonne histoire d'adultère, ou d'un vieux bonhomme marié qui veut redécouvrir la jeunesse avec une jeune femme avide de sexe. Heureusement qu'on a Twilight et J. A. Bertrand (moi aussi je fais de l'humour).

 

En tout cas, l'auteur excelle encore dans l'art des portraits et nous fait voyager à travers le monde et une multitude d'histoires différents dans lesquelles on se retrouve forcément un peu. Je regrette simplement le manque d'acidité qui faisait rire méchamment en lisant les autres romans. Mais la douceur est imposée par le thème...

 

 

Les avis de :

    Le Globe-lecteur

"Mariages est un recueil assez inégal. On ne retrouve qu'en demi-teinte l'humour noir qui a fait le succès de Les autres, c'est rien que des sales types."

 

 

Thèmes : littérature française / amour / mariage / bonheur / idéal / société

 

 

*** ***

 

Les années qui suivirent ne peuvent se raconter. Si je disposais du talent nécessaire pour le faire, vous ne me croiriez pas. Ou bien vous vous écrieriez : Oh, ce n'était que ça! Ce n'était rien. C'était tout. Aimer, c'est connaître, renaître, remonter le fil de l'autre depuis sa naissance. Le débarrasser de la question de son identité. Quand on vous aime, vraiment, vous n'avez plus à vous demander qui vous êtes, vous pouvez l'être tranquillement. Et quand on vous quitte, vous n'êtes plus personne.

p46

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