"Bonheur fantôme" Anne Percin

Publié le par Aurelie

Attention, coup de cœur ! : )

 

 

Bonheur fantôme

Anne Percin

Rouergue, « La Brune », 2009

 

 

« Nous vivons dans la fiction, il n’y a que ça qui nous convienne. »

 

 

percinPierre est un homme de 28 ans. Il a quitté Paris pour la campagne, changé radicalement de vie et devient brocanteur. Son ambition est d’écrire un livre sur son artiste fétiche, Rosa Bonheur. Durant ses recherches et ses méditations, il dévoile peu à peu les blessures de son passé.

 

 

J’ai lu ce livre en décembre dernier, il y a donc 5 mois… Ca prouve le retard que j’ai pris dans mes billets ! Mais son souvenir n’en reste pas moins vivace dans mon esprit.

 

Pierre est un personnage plein de complexités. Il se joue un grand conflit en lui-même qui nous est dévoilé au fur et à mesure qu’il se confie. On a l’impression de devoir apprivoiser le personnage. On comprend d’abord qu’il est homosexuel, et son rapport au corps est pour le moins délicat : beauté parfaite, sensualité mais aussi manipulation. Au milieu de ses nombreuses conquêtes, une seule figure se détache, le mystérieux « R. ». Ce personnage réconcilie Pierre avec la vie, avec lui-même. Très judicieusement, son prénom n’est révélé qu’à la fin, dans une sorte d’épiphanie.

 

Anne Percin continue de m’enchanter avec ce roman dont le style est si poétique qu’il m’est arrivé d’en lire des passages entier à voix haute. Elle sculpte la sentimentalité de son personnage avec une précision d’orfèvre. Au bord du village, au bord de la solitude, au bord de la faillite, Pierre reste perpétuellement aux alentours de sa vie. L’amour lui apporte la réponse qu’il cherche.

 

À lire, à lire et à lire. Et puis c’est tout.

 

 

J'en profite pour vous rediriger vers le blog d'Anne Percin, et vers les avis de Clarabel, les jardins d'Hélène (très enthousiaste comme moi), et A l'ombre du cerisier.

A savoir : l'histoire de Pierre débute dans un des romans qu'Anne Percin a écrit pour la jeunesse, Point de côté.  

 

 

Thèmes : quête de soi / deuil / relations amoureuses

 

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Écrire, c’est vivre, vivre, vivre, exister encore plus, encore plus fort, et la souffrance, loin de s’effrondrer, monte en puissance dans les poumons des mots et crie de toutes ses forces.

P134

 

Publié dans Palpitations du coeur

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