Délectations moroses
Frédéric Schiffter
Le Dilettante, 2009.
L’auteur offre dans cet ouvrage une suite d’aphorismes mêlant cynisme et humour
noir sur la littérature, les relations sociales, la vie et la mort…
« Je viens de terminer ce livre, il est vraiment bien. Quelqu’un le veut ? » lance un jour un de mes professeurs. Je prends la balle au bond et me retrouve avec ce mince ouvrage au titre assez négatif pour me plaire.
Première expérience de lecture pour moi chez le Dilettante, et première rencontre littéraire, si je puis dire, avec Frédéric Schiffter. Il a vraiment bien choisi sa maison d’édition pour un tel ouvrage. L’auteur distille quelques aphorisme bien placés, tranchants comme des lames de rasoir. Et tout le monde y passe : amis, ennemis, famille, gent féminine, milieu littéraire,… et lui-même en premier lieu. Tout cela dans le plus parfait nihilisme et avec un pessimisme avancé. Mais je me permets de n’écrire qu’un article très court, pour laisser plus de place aux citations qui parleront d’elles-mêmes.
Un article sur le site Skulking (très intéressant au passage).
Thème : humour noir / littérature / philosophie de la vie
***
Pour se soulager d’une rage éprouvée contre un ennemi, Cioran recommandait de noircir des pages en répétant la phrase : « Untel est un salaud et je le crèverai ! » – conseil que j’ai suivi pendant des années. Comme je ne jette aucun papier, ma chambre, à présent, est encombrée de pyramides de cahiers remplis d’injures et de projets de meurtres.
P.26
En philosophie comme en littérature, au bavardage pompeux des optimistes l’homme de goût préfère le radotage stylé des pessimistes.
P.34
Les éconduits de la presse écrite, les recalés de l’édition et autres ajournés des comités de lecture se revanchent dans des « blogs » avec une telle impuissance stylistique qu’ils révèlent, par là, la raison de leur échec littéraire.
P.84
Pour se divertir à la moindre occasion de la réalité sociale où il faut se compromettre, emporter partout un livre – un arrière-monde de poche.
P.85
Aujourd’hui, vacuité neurologique. Des heures à attendre des pensées… Pas une ! Aucune aigreur à mettre en formule ! Aucune récrimination à styliser. L’ataraxie, un état contre-indiqué pour les plumes sardoniques.
P.92
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Le roman commence par la fin : le personnage principal, Vera Candida, est
atteinte d’une grave maladie, et fait le voyage jusqu’à son pays natal pour y mourir. Le narrateur (omniscient) raconte ensuite l’histoire de la grand-mère et de la mère de Vera Candida. Toutes
ces femmes semblent être touchées par une malédiction qui les voue à être seules, et maltraitées par la gente masculine. Dans une lutte acharnée, Vera Candida réussit peu à peu à s’extirper de la
chaleur moite de Vatapuna et à changer le cours de sa vie.
La narratrice (ou le narrateur) achète un jour une caisse de vidéos de famille
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riche, fils d'un présentateur télé célèbre, et est lui-même la coqueluche du lycée. Toute son existence repose sur son apparence physique qu'il sait parfaite. Il entre en conflit avec une jeune
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vengeance est terrible : Kendra est en fait une sorcière et lui lance un sort qui le transforme en monstre. C'est à sa beauté intérieure qu'il doit songer désormais.
XVIe siècle. Monsieur Denef est un peintre de grande renommée. A cause de son
physique ingrat, il n'a pas de compagne, et par conséquent pas d'enfant, ce qui est son plus grand regret. Il décide de combler ce manque en apprenant l'alchimie dans le but de créer un homme
miniature. Après quelques tentatives à demi ratées, il décide de demander de l'aide à un alchimiste connu, maître Spaziano. Ensemble, ils réussissent à donner vie à un homuncule nommé
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sentiments dans ses courts récits.
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pour but de devenir peintre de poissons. Il n'aime ni les filles, ni les bébés. Cependant, sa mère attend une petite soeur, et il va devenir l'ami de Stella, une jeune fille de son âge faisant
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