Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 16:53

Chers lecteurs, 

 

Au bout de trois ans de bons et loyaux services, j'ai décidé qu'il était temps de donner un sévère coup de jeune à mon blog. 

Il a donc subi une refonte complète ainsi qu'un changement d'adresse... 

Désormais, vous retrouverez tous les articles sur mon nouveau

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A très vite

 

-- Votre dévouée blogmistress, Aurélie

Par Aurelie
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Dimanche 28 août 2011 7 28 /08 /Août /2011 13:46

Ces années blanches
Julie Jacob-Cœur
Thierry Magnier, "roman", 2011


En réalité, à chaque minute, je me dis que je n'y arrive pas, que j'ai perdu ma sœur, mes parents, et je n'arrive pas à envisager le futur comme quelque chose qui me permettra d'avancer.


anneesblanchesMarie se sépare de sa famille et va habiter chez son frère : sa sœur, Rose, a des accès de violence et fugue régulièrement. Marie essaie de vivre sa vie sans pâtir des angoisses familiales.


Premier roman de l'auteur, qui s'attaque tout de suite à un sujet délicat, la drogue chez les adolescents. C'est un roman qui peut être mis en parallèle des romans comme L'Herbe Bleue, ou Moi, Christiane F., que j'ai personnellement lu pendant mon adolescence. Ici, on s'intéresse moins à la réalité de la drogue mais à un point de vue extérieur important : celui de la famille. On observe les conséquences de la violence de Rose et de son addiction aux drogues sur ses parents et plus particulièrement sa sœur. Cette dernière ne comprend pas ses parents, leur impuissance, leurs réactions et se sent rejetée injustement.

Par des courts chapitres, Marie dévoile ses pensées, sa lutte, ses frustrations, tout ça de manière un peu désordonnée. Comme Marie, on a un peu de mal à mettre tout ça en ordre et à trouver la cohérence. Petit regret : les dialogues aussi désordonnés que dans la réalité, c'est bien, mais dans la réalité, on sait qui parle… Ces années blanches désignent une période où Marie attend de vivre. C'est le blanc, le vide, le besoin vital d'oublier qui hante Marie. Je regrette simplement que ce ne soit pas un tout petit peu plus marquant.

 

Les avis de :

    Bauchette

"Un premier roman qui m'a touchée par son sujet et son point de vue."

    Ricochet (Claude-Anne Choffat)

"Avec habilité, Julie Jacob-Coeur donne la parole à l'enfant qui endure les dommages collatéraux d'une situation délicate."

 

 

Thèmes : Drogue / violence / relations entre soeurs / adolescence / famille

Par Aurelie - Publié dans : Romans ado
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Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 14:55

J'me sens pas belle 

Gilles Abier 

Actes Sud Junior, "Roman ado", 2011  

 

 

jmesenspasbelle.jpgJamais je ne pourrais sortir avec un mec aussi magnifique. Je serai trop flippée. A toujours me demander ce qu'un type comme lui fout avec une fille comme moi.

 

 

Sabine rencontre Ajmal dans un supermarché. Afghan, sans-papiers, maîtrisant mal la langue française, Ajmal est assez perdu en France. Ils tombent amoureux, lui si beau, et elle qui se trouve si laide. Mais après l'arrestation d'Ajmal, c'est le début d'une lutte pour réussir à obtenir des papiers valables.

 

 

J'avais été assez déçue par Accrocs, le précédent roman de Gilles Abier, mais je n'ai pas eu envie de rester sur cet avis négatif, alors j'ai lu J'me sens pas belle. J'ai été agréablement surprise. Quand le style d'Accrocs était "coup de poing" à l'extrême, ici l'équilibre est mieux assuré sans tomber dans une écriture banale.

 

Comment concilier les problèmes amoureux, les doutes personnels avec une lutte pour l'intégration sociale? Voilà la problématique que soulève ce roman. Sabine est obsédée par cette relation amoureuse tout en étant en conflit avec elle-même sur son apparence physique. Elle est bourrée de frustrations, de complexes et réagit avec excès. Ayant pourtant tout pour être heureuse, elle devient un personnage bouffi d'égoïsme et de vanité. Ajmal, quant à lui, beau comme un dieu et victime d'un pays en proie à l'extrémisme religieux semble parfait et innocent. Je regrette un peu ce couple manichéen, surtout après avoir lu cette fin si amère.

 

Cependant, l'auteur est très bien documenté sur tout ce qui concerne l'obtention des papiers pour les étrangers. Et on comprend vite que… c'est extrêmement compliqué, même pour des français. Recours à différents tribunaux, papiers à remplir uniquement en français, … Sans aide extérieure, tous ces gens ont toutes les chances d'être renvoyés chez eux.

 

Meilleur que le précédent, mais ce roman reste très perturbant…

 

 

Les avis de :

    Fantasia (Sophie Pilaire)

"A lire d'urgence!"

    Tourner une page

"Gilles Abier parle bien des travers de l'être humain"

 

 

Thèmes : sans-papiers / réfugiés politique / amour

 

 

Par Aurelie - Publié dans : Romans ado
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Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 14:43

L'Epopée du Roi Singe 

D'après Wu Cheng'en 

Gallimard Jeunesse, "Folio junio", 2011  

  

 

Allez, adieu vieux radoteur, et sans rancune!

 

 

epopee.jpgUn jour, un singe nait du flanc d'une montagne. Il s'improvise le roi de sa race. Il s'embarque ensuite dans un long voyage à la recherche de l'immortalité. Une fois acquise, il s'en sert égoïstement à des fins personnelles.

 

 

Dans cette édition, Gallimard propose une version abrégée des Pérégrinations vers l'Ouest de Wu Cheng'en, dont le texte intégral n'est disponible qu'en Pléiade. Cette grande épopée, un classique de la littérature chinoise, a été adaptée en spectacle musical par Damon Albarn en 2007, et créé au théâtre du Châtelet.

 

On retrouve ici tous les éléments du récit classique : un héros, ici très facétieux et pas toujours très honnête, qui doit passer plusieurs épreuves pour gagner en puissance. Le récit est très entraînant, simplement écrit, et prend souvent le lecteur à témoin. Le Roi Singe est un personnage caricatural, gourmand, ambitieux et méprisant dans lequel on reconnaît les pires facettes de l'humain. Sa ruse m'a fait de nombreuses fois penser au célèbre Renart, personnage de notre littérature médiévale.

 

Lorsque toutes les divinités sont défiées, l'épopée prend son envol pour aboutir à des situations plus caustiques les unes que les autres. Le jeune lecteur ne risque pas de se perdre dans le dédale des noms de divinités puisqu'un glossaire figure en fin d'ouvrage, ainsi qu'un court dossier sur la mythologie asiatique.

 

Un roman distrayant et instructif. Que demander de plus?

 

 

Les avis de :

    Livres à lire

"Une quête de la vérité et de la sagesse."

 

 

Thèmes : littérature chinoise / mythologie

 

Par Aurelie - Publié dans : Romans Jeunesse
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Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 16:25

Attention, coup de coeur :)

 

 

La fille de mes rêves

Christophe Lambert

Sam VanSteen

Syros, "Soon", 2011

 

 

Morel se réveille, le visage en sang, des coupures partout. Il a le temps de voir le ciel nocturne, la lune aux trois quart pleine et la ville endormie, sous lui, avec ses petites lumières, un océan de lumières.

Puis c'est la chute vers le trottoir, dix étages plus bas.

 

 

fillemesreves.jpgNous sommes en France, dans un futur relativement proche. Kamel fantasme sur sa nouvelle professeur de français et aimerait bien la séduire. Pour cela, il passe par RealDream, un espace virtuel où toutes les rencontres sont possibles pendant le sommeil. Mais cet espace n'est pas entièrement sécurisé : un bug vient d'apparaître et provoque des morts violentes. Kamel est entraîné malgré lui dans une aventure mêlant lutte de pouvoir, meurtres et poursuites effrénées.

 

 

A mi-chemin entre Matrix et Inception, ce roman pourrait tout à fait se prêter au jeu de l'adaptation cinématographique.

 

Relativement proche du nôtre, l'univers est très facile à intégrer. La vie ne change pas dans l'essentiel : crise financière, pouvoir des entreprises multinationales, une société qui pousse à la surconsommation. Exit les "Jean Monnet" et "Henri IV" pour nommer les lycées ; maintenant, "Bouygues" et "Dassault" sont les nouveaux héros. La population déprimée et fatiguée ne demande qu'à s'échapper d'un quotidien morne et décevant. Pour cela, on leur propose RealDream. Ce système peut se connecter à l'onde produite par les rêves et créer un réseau social de rencontres. Bien sûr, Big Brother épie pour améliorer toujours son produit et accroître la dépendance des clients. Mais le virtuel engendre des dérives dangereuses. Toutes les innovations technologiques que l'on croise dans le roman n'offrent qu'un faux confort de vie. Ils sont des gadgets pour endormir les gens.

 

L'intrigue est vraiment bien ficelée, l'action est trépidante. Les auteurs naviguent en simultanée sur plusieurs genres : science-fiction, enquête policière, thriller. C'est plein de tension, on stresse, on est outrés, bref on ne peut pas rester sans réaction. C'est une vraie réussite. C'est évidemment un roman destiné aux adolescents, mais pas seulement. L'aller-retour entre les différents personnages, notamment Kamel et les inspecteurs Manckievitz, assure une diversité autant dans le style que dans l'intrigue. Bien sûr, le principal dans tout ça est de réaliser que ce "futur" n'est pas si éloigné du nôtre. La réalité n'est pas loin.

 

J'en veux encore!

 

 

Les avis de :

    Lectures de Kik

"Je l'ai littéralement dévoré."

    Yozone

"De l'humour, du suspense, de l'action, de l'aventure..."

    S'il était encore une fois

"Un roman que l'on dévore d'une traite."


 

Thèmes : roman d'anticipation / monde virtuel / société de consommation

Par Aurelie - Publié dans : Palpitations du coeur
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Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 16:21

Sœur blanche, sœur noire

Yves Pinguilly

Bruno Pilorget (ill.)

Rue du Monde, "Roman du monde", 2011

 

 

Da garout a ran…

 

 

soeurblanchesoeurnoire.jpgYoenn sauve sa sœur d'un viol et doit fuir après avoir tué son agresseur. Il embarque sur un bateau et se retrouve aux Antilles. Là, il découvre l'esclavage. Par deux fois, il sauve la vie d'une jeune esclave Assita, et se lie à elle.

 

 

Hop, troisième "Roman du monde", celui-ci un roman historique sur la traite des Noirs. L'histoire est simple et le roman court. Mais il n'est pas très abouti.

 

Première difficulté, qui doit être encore plus grande pour un lecteur enfant, le vocabulaire. Parfois, le vocabulaire marin est expliqué, et… parfois non. Pourquoi donc? Le mystère plane. De plus, les maladresses stylistiques se relèvent par paquets. On se demande alors si l'auteur n'a pas un peu bâclé ce roman.

 

Le thème central est abordé de manière très romantique. Le beau et jeune marin sauve une esclave, en tombe amoureux, la protège et lui promet monts et merveilles… Il s'élève pour défendre les opprimés en récitant des passages de la Déclaration des Droits de l'Homme. C'est beau, c'est héroïque. Et ça ne change absolument rien. Malgré cela, je dois avouer que le biais de l'histoire d'amour peut être un moyen d'aborder en douceur cette période historique qui ne manque pas de violence et d'injustices.

 

Pas convaincue mais les plus jeunes le seront sans doute plus.

 

 

Les avis de :

    Le Blog de Sharon

"La fin n'est que le début d'une nouvelle aventure."

 

 

Thèmes : esclavage / marins

Par Aurelie - Publié dans : Romans Jeunesse
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Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 16:12

Qui vive?

Jean-Philippe Blondel

Florence Lebert (photos)

Thierry Magnier, "Photoroman", 2011

 

 

Je regarde mon père qui dort. J'essaie de l'imaginer jeune et amoureux, mais c'est difficile.

 

 

quivive.jpgLéo reçoit chez lui des photographies adressées à son père. Sans lettre, sans explication, l'expéditeur inconnu fait planer le mystère qui finit par s'éclaircir. Louis, son père, doit remonter dans son passé et revenir sur un voyage à Soukhoumi.

 

 

Voilà une belle réussite pour la collection, qui propose des titres à la qualité souvent inégale. Mais c'est souvent le risque pour des romans composites de ce genre.

 

Ici, le lecteur peut trouver un bel d'exemple d'équilibre entre le texte et les photos. L'auteur réussit à extraire des clichés tout le mystère qu'ils contiennent. Il mêle l'Histoire, la grande, le destin d'un peuple, sa lutte pour la liberté et la petite histoire, personnelle, mais pas moins forte et belle. Grâce à ces envois étranges, les relations entre le père et le fils se densifient. Léo a une occasion en or de découvrir la jeunesse de son père. Alors que leurs liens se resserrent, d'autres, à Soukhoumi, se délient  sous le poids de la guerre et des cicatrices familiales.

 

C'est toujours un plaisir de lire Jean-Philippe Blondel. Il se plie avec virtuosité à cet exercice. Douceur et douleur se côtoient dans les photographies de Florence Lebert. Les deux se complètent parfaitement.

 

Une alchimie réussie pour un roman juste et très sensible. Pas besoin d'en rajouter, il faut simplement le lire!

 

 

Les avis de :

    Les lectures de Marie

"Jean-Philippe Blondel réussit cette expérience créatrice avec brio".

    La lettrine

"J'ai accepté le parti pris de l'auteur ne l'ai pas regretté."

    Un petit tour en littérature jeunesse

"Une lecture en demi-teinte d'un romancier que j'apprécie énormément."


 

 

Thèmes : Géorgiens-abkhazes / Guerre Froide / relations père-fils / amour

Par Aurelie - Publié dans : Romans ado
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Samedi 13 août 2011 6 13 /08 /Août /2011 13:53

Attention ! Coup de coeur : )

 

 

Fort comme Ulysse

Sylvaine Jaoui

Casterman, "Junior", 2011

 

 

On a tous besoin d'aide… Sans les autres, on n'est rien.

 

 

fortulysse.jpgElliott est atteint de rétinite pigmentaire, une maladie incurable qui le condamne à perdre la vue peu à peu. Chez lui, la nouvelle est mal acceptée : sa mère devient dépressive, et son père, au contraire, invente tout un tas de systèmes pour lui faciliter la vie. Au collège, Elliott se rapproche d'Espérance qui l'aide dans ses déplacements, et Mme Stabat la documentaliste qui lui fait la lecture de ses textes de français.

 

 

Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu un coup de cœur comme ça. Fort comme Ulysse est un roman très émouvant et fort. On y traite de la cécité, mais de beaucoup d'autres thèmes. Le roman est court mais aucun de ses thèmes n'est traité avec superficialité.

 

La maladie d'Elliott est très mal acceptée par sa famille qui se persuade que la vie peut continuer comme avant, mais juste un peu différemment. Au collège, cependant, tout est plus compliqué pour Elliott : suivre les cours, prendre des notes, lire… Avec sa vue, c'est son indépendance qui le quitte. Il doit choisir de nouvelles méthodes pour redevenir autonome. L'ambiance du collège est authentique ainsi que le style : les mots d'argot parsèment les dialogues. Tout ne tourne pas qu'autour d'Elliott. Il rencontre des personnes aux vies difficiles voire brisées et grâce au partage et à l'entraide, chacun peut essayer de se remettre sur les rails. En un mot, tous ces personnages sont très touchants et nous donnent un beau cours de tolérance. Si je n'ai pas pleuré, c'est simplement parce que je l'ai lu au boulot…

 

Quant à Ulysse, il se promène dans le roman comme un idéal romanesque, un bel exemple que la littérature a des résonances très claires dans la vie.

 

Un roman très fort, réaliste et juste, et surtout plein d'espoir. A lire absolument.

 

 

Les avis de :

    Blablabibli

"Un roman très sympathique offrant une bouffée d'espoir malgré un sujet difficile."

    Petites madeleines

"Raconte avec délicatesse une histoire difficile."

    Enfantipages

"Une belle histoire délicatement soulignée par des illustrations sensibles."

 

 

Thèmes : cécité / maladie / deuil / racisme / solidarité / famille / amour et amitié

Par Aurelie - Publié dans : Palpitations du coeur
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Samedi 13 août 2011 6 13 /08 /Août /2011 13:27

Un papillon dans la piscine

Bernard Chambaz

Zaü (ill.)

Rue du Monde, "Roman du monde", 2011

 

 

J'aime bien Alice. Elle a des yeux noirs et elle parle tout le temps.

 

 

papillon-pisicne.jpgAprès une foulure à la cheville, Fausto doit faire de la natation pour se remuscler. D'abord réticent, il en profite pour se rapprocher d'Alice. L'usine où travaille son père menace d'être délocalisée.

 

 

Deuxième incursion dans les "Romans du Monde" avec un mignon petit roman d'amour. C'en est bien l'intérêt central, car les thèmes du sport et du travail passent en second. Dommage, car à priori, c'est le but de la collection… Par conséquent, on traverse ce roman comme un touriste : pas réellement de suspense, tout se résout en un clin d'œil, un rythme assez plat. Le grand-père de Fausto lance ponctuellement de petites phrases "prise de conscience" :

Deux millions et demi d'hommes meurent à cause de l'eau contaminée.

Mince alors! Et hop, on oublie tout ça trente secondes plus tard. Mon gros regret se situe aussi au niveau des lourdeurs stylistiques qui, je le suppose, montrent un désir de coller au niveau de langage de Fausto.

 

Bref, quand Tao et Léo exhortait à sortir de son égoïsme pour s'ouvrir aux autres, ce roman y reste. Certes, une action de solidarité est menée par les adultes, mais elle est vaine, elle manque de sens et de force. Les enfants, eux, attendent de s'échanger un bisou, et hop, on peut refermer le livre tranquillement.

 

Facilement contournable, malheureusement.

 

 

Les avis de :

    Tiphanya

 

 

Thèmes : Sports / premier amour / travail / handicap

Par Aurelie - Publié dans : Romans Jeunesse
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Samedi 13 août 2011 6 13 /08 /Août /2011 13:17

Fuir les taliban

D'après l'histoire vraie de Sohaïl Wahedi

André Boesberg

Traduction du néerlandais d'Emmanuèle Sandron

Thierry Magnier, 2011

 

 

Dans la montagne, nous pouvions encore nous bercer de l'illusion qu'il était possible de faire demi tour.

Cette illusion a maintenant volé en éclats.

 

 

talibanSohaïl habite en Afganistan et se souvient du pays dans sa prospérité révolue. Avec la montée de l'extrémisme et des taliban, son ami Obaïd se lance discrètement dans la résistance. Hafiza, quant à elle, devra être mariée à un riche propriétaire terrien de 25 ans son aîné. Le propre père de Sohaïl est recherché et doit se cacher. Toute la famille doit fuir le pays.

 

 

C'est par une scène d'exécution publique dans un stade que ce roman débute, la toute première à laquelle Sohaïl est témoin. On ne peut pas dire que ça commence en douceur, mais cela annonce la couleur. A travers le regard de Sohaïl, on assiste à la vie de tous les jours : les brimades inattendues, les femmes en tchadri toujours accompagnées d'un chaperon, les hommes en turbans… C'est le portrait d'un peuple complètement asservi à un ensemble de lois, de règles et d'obligations aussi nombreuses qu'inapplicables. Il est impossible de ne pas fauter. Malgré la souffrance, pas de rébellion. Une explication? Ce peuple a été soumis à plusieurs jougs auparavant et préfère attendre que la roue tourne.

 

Comme dit le grand-père de Sohaïl, les taliban sont peut-être drogués et analphabètes, mais ils sont surtout imprévisibles. La peur habite donc chaque ligne de ce roman. Toujours sur le qui-vive, les personnages sont constamment menacés d'être exécutés sommairement ou de devoir rentrer dans la clandestinité. Mais certains se réclament un devoir de résistance.

 

Avec un style candide et un ton très nostalgique. Sohaïl raconte sa fuite. La conscience d'être arraché d'un pays qu'il aime malgré tout lui brise le cœur. Il doit également vivre dans l'incertitude, n'ayant pas toutes les informations en main, mais ainsi, il est protégé et blanchi. Il ne comprend pas tout, comme le lecteur. Il tente cependant de garder un mince espoir.

 

Un roman très frappant à lire et à faire lire aux ados et adultes.

 

 

Les avis de :

    Fantasia (Sophie Pilaire)

"Un beau roman au sujet sérieux qui se lit sans faillir."

    Chez Libouli

"Très beau récit sur la bêtise humaine."

 

 

Thèmes : extrémisme religieux / Moyen-Orient / actualité

Par Aurelie - Publié dans : Romans ado
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